Rien ne bénéficiera autant à la santé humaine et n’augmentera autant les chances de survie de l’humanité sur Terre que l’évolution vers une alimentation végétarienne.

Albert Einstein

Peut-on se dire écolo et mangeur de viande en même temps? Voilà une bonne question ! Je ne vous révèle rien de nouveau en affirmant que de nos jours, l’humanité est prise avec un sérieux problème qui ne laisse personne indifférent : la protection de l’environnement. Je ne serais probablement pas la seule à affirmer que le nombre de campagnes pour la protection de l’environnement est monté en flèche durant ces dernières années. On commence déjà à sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge aux causes écologiques. Les notions de recyclage et de transports en commun courent les rues à la vitesse de la lumière. Mais a-t-on cerné le problème correctement? Je ne pense pas.

D’après la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), « l’élevage mondial émet plus de gaz à effet de serre que tous les types de transport dans le monde ». Émissions dues principalement à la décomposition du fumier, à la digestion des animaux et au transport de la viande. Vous me direz sûrement : « ce n’est pas 2-3 bouses de vaches ici et là qui vont affecter la couche d’ozone! ». Selon Environnement Canada (1995), « La majeure partie des aliments consommés par les animaux est convertie en fumier ou en énergie et sert à la croissance de parties du corps non comestibles. Une très faible partie de ces aliments est convertie en viande. Par exemple, environ 40 kg de fumier sont produits pour chaque kilogramme de bœuf comestible ». Attendez, ce n’est pas fini. « L’industrie de la viande s’efforce d’utiliser certains sous-produits, mais le très grand nombre d’animaux abattus rend la tâche difficile. Environ le sixième seulement du fumier des fermes d’élevage de porcs est utilisé aux États-Unis » (USDA, 1986, cité dans Durning et Brough, 1991). « Les déchets animaux excédentaires finissent souvent dans les rivières et les eaux souterraines qu’ils polluent à cause de l’azote, du phosphore et du nitrate qu’ils contiennent » (Durning et Brough, 1991 ). Surpris? Vous n’avez encore rien vu. 8% des ressources d’eaux douces de la planète servent directement à l’industrie de la viande (Fabrice Nicolino, auteur de L’industrie de la viande menace le monde). En comparaison, 3500 litres d’eau sont nécessaires à produire 1 kilo de poulet contre 900 litres pour 1 kilo de blé.  Le problème ne s’arrête pas là.

Outre la protection de sa planète, un bon écolo doit également se soucier de la protection de ceux qui y vivent. D’après la FAO, près de 80% de la production nette de céréales au Canada servirait à nourrir les animaux. Quoi?! Et oui, malheureusement je ne blague pas. Ajoutons parallèlement que plus d’un milliard d’humains souffrent de sous-nutrition dans le monde (statistique du FAO). Si je comprends bien, au lieu de régler le problème de la famine, on utilise les aliments qui pourraient servir à nourrir des humains pour nourrir des animaux qui seront destinés à être eux-mêmes mangés. Ok, déjà là, je crois qu’on doit redéfinir nos priorités. Non seulement on préfère nourrir des porcs plutôt que nourrir des enfants, mais on perd aussi de la nourriture en faisant ça. En effet, il faut près de 10 kilos de végétaux pour produire 1 kilo de viande. Petite analogie rapide : statistiquement, en utilisant la totalité des céréales destinées au bétail aux États-Unis, on pourrait diminuer la famine dans le monde de 80%. Imaginez si tout l’Occident y mettait du sien… Un peu optimiste vous me direz, mais on n’a pas trop le choix. Considérant que la population mondiale risque d’atteindre les 9 milliards d’habitants d’ici 2030 (source : Centre de recherche pour le développement international), il est logiquement impossible de continuer à consommer autant de viande sans aggraver encore plus le problème de la famine. Solution? Il faut agir, et vite ! Il faudrait diminuer ses portions de viande par semaine, mieux encore, devenir végétarien. Oui c’est vrai, c’est sûrement très difficile pour les amateurs de steaks saignants. Mais dites-vous pour chaque kilo de viande consommé, vous venez de polluer autant qu’une voiture qui roule pendant 220 km. A-t-on bien le choix de changer de mode d’alimentation? Pas trop, je dirais.

D’autant plus que manger végétarien serait un excellent bouclier pour prévenir le cancer, d’après une étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition, ainsi que toutes sortes de maladies telles les maladies coronariennes. D’après L’INCA (institut national du cancer, France), les viandes engendreraient un « apport de sel nitrités, une production de composés N-nitrosés cancérogènes dans l’estomac et dans l’intestin, une production de radicaux libres ainsi que de cytokines pro-inflammatoires ». Et encore, ça c’est sans parler des traces d’hormones de croissance, de stimulateurs d’appétit et d’antibiotiques qu’on retrouve dans sa tranche de viande.

Bref, je pourrais en discuter encore longtemps.  Je pourrais remplir des pages et des pages de bonnes raisons de diminuer voire arrêter la consommation de viande. À la place, je vous invite plutôt à consulter des sites, à lire des livres et surtout à vous informer. Je crois qu’une des raisons pour laquelle la population tarde à devenir végétarienne est simplement le manque d’informations. Les médias tardent à en parler, et focalisent sur d’autres causes environnementales, alors que la cause végétarienne est une des plus importantes. Elle a un effet direct à la fois sur l’environnement, notre santé physique, mais également sur la population mondiale. C’est une démarche qui devra, d’après moi, probablement être effectuée un jour ou l’autre, car de plus en plus de gens meurent de faim et de plus en plus de gens perdent la santé rapidement. N’oublions pas non plus, l’aspect moral du végétarisme. Manger de la viande est, et oui c’est dur à dire, un meurtre. Le steak qui est sur votre assiette appartient initialement à un animal qui a passé sa vie enfermé dans une cage (pour beaucoup d’entre eux), qui est monté sur un tapis roulant (pour certains), qui a vu le couteau ou les électrodes arriver et qui a vu son camarade devant lui s’écrouler (pour probablement tous). Entre vous et moi, je ne pense pas qu’un animal ne soit si « bête » que ça. Il s’est probablement mis à paniquer en comprenant que le même sort lui était réservé et qu’il allait y passer lui aussi. Pour ceux qui disent que les animaux « n’ont pas de sentiments », ou qu’ils  « n’ont pas de consciences » : avez-vous bien réfléchi avant de penser cela? N’avons pas tous été témoin de la grande sensibilité des animaux domestiques et de leur intelligence au moins une fois dans notre vie? Eh bien, pourquoi serait-ce différent avec un autre animal aussi développé que notre chat ou notre chien? C’est le genre de questions auxquelles on ne pense pas forcément au supermarché quand on achète sa barquette de viande. Après tout, c’est juste un « gros truc rouge et mou ». On ne voit certainement pas les yeux de l’animal au moment où la lame arrive sur sa gorge et qui se sent mourir…

Sources :

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